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2 sept. 2013

Fabrègues, crime : "complice" de nouveau en garde à vue

Le jeune montpelliérain qui s'était constitué prisonnier en fin de semaine dernière au commissariat central de Montpellier pour indiquer l'endroit où il s'était débarrassé du fusil de chasse Winchester de calibre 30/30, après l'assassinat à Fabrègues de David Arfi, un habitant de Cournonterral de 35 ans a de nouveau été interpellé cet après-midi et placé en garde à vue au PC des gendarmes de la section de recherches (SR) de Montpellier à la brigade de Saint-Jean-de-Védas. Remis en liberté après avoir amené les gendarmes à la Source du Lez, entre Prades et les Matelles où il avait jeté l'arme du crime, il restait un crédit dans les 48 heures légales de garde à vue aux enquêteurs. Les versions livrées par l'assassin présumé, un garagiste-carrossier de Celleneuve de 31 ans et par sa compagne, depuis que le couple s'est rendu hier à la gendarmerie de Narbonne après un bref séjour en Espagne ne correspondraient pas à celle du "complice" qui a avoué avoir rendu un service à son ami en jetant le fusil dans le Lez. A t-il volontairement aidé l'assassin présumé en ayant agi en connaissance de cause et donc en ne l'ayant pas dénoncé ? C'est ce que cherchent à savoir les gendarmes.
Guet-apens
David Arfi est tombé dans un guet-apens en se rendant au rendez-vous fixé par son ami garagiste-carrossier et tous deux dealers présumés de cocaïne. La victime ne s'est pas méfiée. Il semble que David Arfi a réalisé trop tard qu'il était piégé et qu'il a voulu sans doute s'interposer pour éviter que le dealer présumé ne lui dérobe des bonbonnes de cocaïne dans une sacoche. Celle-ci a bien été emportée par celui qui a tué David Arfi de deux cartouches de chevrotines à bout portant, mais dans l'altercation, deux bonbonnes de cocaïne sont tombées de la sacoche et ont été récupérées sur la scène de crime. Les gendarmes ont déterminé grâce à un témoigne que l'assassin présumé est venu seul avec une voiture sur le chemin du château de l'Agnac, près du golf de Fabrègues, après lui avoir fixé un rendez-vous téléphonique pour un deal qui était en fait un guet-apens. Le véhicule en question a été retrouvé dans le garage de Celleneuve. La garde à vue du couple a été prolongée de 24 heures ce soir. Celle du "complice" qui a fait disparaître l'arme du crime peut continuer jusqu'à demain matin.
Jean-Marc Aubert

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