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12 janv. 2012

Cour d'appel de Nîmes : les six bâtonniers boycottent la rentrée solennelle

Les six bâtonniers des juridictions de la cour d'appel de Nîmes (ceux de Nîmes, Alès, Avignon, Carpentras, Mende et Privas) ont boycotté jeudi 12 janvier la rentrée solennelle où se pressaient les magistrats du siège et du parquet, les élus, les hautes personnalités civiles et militaires pour protester contre les arrêts rendus par la chambre correctionnelle des appels, présidée par une conseillère qui a longtemps exercé à Montpellier. Un des bâtonniers a lu dans le hall du palais de justice une motion envoyée au Garde des Sceaux dans laquelle sont listés tous les reproches adressés à cette formation collégiale, accusée notamment "de condamner sévèrement en appel des prévenus relaxés en première instance et de multiplier les mandats de dépôts sur l'audience, alors que les prévenus comparaissaient libres, allant bien au-delà des réquisitions du parquet général". Les trois juges sont accusés "de tenir des propos affligeants lors des interrogatoires musclés des prévenus". Des avocats de la cour d'appel de Montpellier ont signé la pétition, également adressée au ministre de la Justice. Les bâtonniers du ressort de la cour d'appel de Nîmes révèlent qu'à l'avenir, ils déconseillent aux clients condamnés en première instance d'interjeter appel. Les avocats refuseront de plaider à l'audience de mardi 17 janvier. "Il y a le feu, c'est la guerre et ça tombe encore sur la cour d'appel de Nîmes, où l'Inspection générale des services judiciaires a déjà diligenté de multiples enquêtes en 2010 et 2011, visant notamment des guéguerres intestines entre des magistrats" relève un avocat nîmois. La présidente de la chambre correctionnelle des appels de la cour de Nîmes est l'épouse d'un directeur honoraire de la police nationale ayant exercé à Montpellier.
Jean-Marc Aubert

4 commentaires:

Anonyme a dit…

pour une fois qu'on a des juges a priori sévères, qu'on ne nous en prive pas.
C'est sur que pour les avocats, ça doit changer. Pour leur réputation à dire qu'ils vont gagner et donc pour les sous et là ils sont féroces car ils doivent perdre des sous!
je commence à douter que les droits de l'homme les intéressent sans arrière pensée.

Anonyme a dit…

Bravo!
nous les victimes nous cherchons plus de juges comme cela! ces juges de la cour d'appel doivent tenir bon.
Messieurs les avocats, sachez que les droits de l'homme c'est aussi celui de la sécurité, de la sureté et pas que ceux des délinquants!

nîmes a dit…

On ne combat pas un excès par un autre excès...
Non nous ne sommes pas tous à mettre ensemble. Je suis avocat et suis venu deux fois plaider devant cette cour depuis six mois et n'ai jamais eu de problème.
Bien sûr ils, la présidente et les deux conseillers, interrogent beaucoup car ils connaissent à fond les dossiers , bien sûr ils sont très sévères, ai eu une agrravation importante mais aussi une diminution et même une partie en relaxe car il y avait un problème de droit mais ils écoutent et je n'ai vu à ces deux audiences aucun incident, aucun problème de courtoisie, aussi je ne comprends pas cette motion des ordres que je ne comprends pas.
Nous subissons des pressions pour ne rien dire, nous avons même reçu une lettre de la bâtonnière de nîmes qui menace à mi-mots de sanction tout avocat qui parle à la presse, j'imagine dans mon sens et nous sommes pourtant un bon nombre à vouloir le faire alors je fais ce billet sur votre blog que je lis souvent en anonyme et je sais que ce n'est pas bien courageux mais n'ai pas envie d'ennui...

Et alors? a dit…

Les avocats feraient mieux de déconseiller à leurs clients de faire d'infraction...
si ils font appel, ils sont rejugés et alors? ils voudraient petu-être en plus choisir tel ou tel juge?
du grand n'importe quoi